Canardo #24, la critique

Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit SokalCanardo est de retour dans La mort aux yeux verts, 24ème aventure du célèbre détective.

Canardo se lance à la poursuite de l’assassin de son vieil ami Garenni, et ce n’est pas vraiment pour le remettre aux mains de la justice !

Benoît Sokal s’éloigne un peu de l’actualité et propose un scénario qui implique plus personnellement Canardo. Son vieil ami Garenni, qui avait sans doute une intelligence qui n’appartenait qu’à lui, a été assassiné et le détective décide, sous l’impulsion d’Angela Garenni, fille de l’inspecteur, de rechercher son meurtrier pour le venger. Le point de départ de ce récit est une bonne idée et les premières pages de La mort aux yeux verts sont plutôt réussies. Le lecteur est embarqué dans cette histoire de vengeance plus compliquée qu’il n’y paraît. Malheureusement, le lecteur est rapidement perdu dans les méandres de l’enquête. A cela s’ajoute en récit croisé la lutte de pouvoir entre la présidente du Belgambourg et le syndicaliste Boulenchon qui alourdit et complique le récit…

Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit Sokal
Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit Sokal
Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit Sokal
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Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit Sokal
Canardo #24, La mort aux yeuw Verts, Casterman, Benoit Sokal

Désormais à la tête graphique de la série, Pascal Régnauld remplit parfaitement son rôle. Ses dessins sombres aux traits humoristiques sont efficaces et très réussis.

Si l’idée de cette 24ème aventure de Canardo est intéressante, La mort aux yeux verts déçoit quelque peu par son manque de décalage et un côté moins politiquement incorrect auxquels les auteurs nous avaient habitués..

 

Canardo #24
La mort aux yeux verts
48 pages
Benoit Sokal – Pascal Régnauld
Casterman
Parution : 14 septembre 2016

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Mort aux vaches, la critique

Mort aux vaches, Aurélien Ducoudray, François Ravard, FuturopolisAvec Mort aux vaches, François Ravard et Aurélien Ducoudray signent un polar décapant tout en rendant hommage à Michel Audiard et Georges Lautner.

1996. Un quatuor de truands cambriolent l’agence du Crédit Agricole de Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, et d’être oubliés. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle. La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Après un braquage, quatre truands décident de se mettre au vert à la campagne… mais cette retraite ne sera finalement pas aussi reposante que prévue… Retour aux origines familiales, crise de couple, crise de la vache folle s’ajoutent aux trahisons et rebondissements inattendus qui animent cet album très réussi… L’originalité d’Aurelien Ducoudray tient d’ailleurs au fait de ne pas s’être attarder sur le braquage mais sur la mise au vert de ces personnages hauts en couleurs et leurs relations… Le scénario d’Aurelien Ducoudray est parfaitement maîtrisé, de bout en bout, avec un final original. L’auteur crée une ambiance sombre tout en y apportant une bonne dose d’humour. Le lecteur est immanquablement captivé par cette aventure aux personnages attachants et aux dialogues ciselés et percutants.

Mort aux vaches, Aurélien Ducoudray, François Ravard, Futuropolis
Mort aux vaches, Aurélien Ducoudray, François Ravard, Futuropolis
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Aux dessins, Francis Ravard fait des merveilles. Il signe des vraies tronches de gangsters, de vraies gueules, parfois proches de la caricature, auxquelles le lecteur s’attache rapidement. La mise en scène et le découpage, efficace et très dynamique, accompagnent idéalement le récit d’Aurelien Ducoudray.

Mort aux vaches est un album décapant et captivant. Les auteurs n’ont pu éviter certains clichés et pourtant on ne peut être qu’emballer par cet album. Sans conteste un coup de cœur de la rentrée.

 

Mort aux vaches
112 pages
Aurelien Ducoudray – François Ravard
Futuropolis
Parution : 15 septembre 2016

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Les enquêtes du commissaire Crassoulet, la critique

Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, DelcourtVincent Odin et Olivier Le Bellec narrent les aventures déjantées du commissaire Crassoulet, un policier maladroit, fainéant, vaniteux et incompétent.

A l’heure où s’éteignent les lumières de la ville, les bandits ajustent leur Borsalino, se frottent les moustaches et vont commettre d’abominables forfaits. Demain, le commissaire Crassoulet, aidé de son fidèle adjoint César, se lancera sur leur piste et leur fera passer un mauvais quart d’heure. Mais ce soir, il ne peut pas, il dîne chez sa maman…

Olivier Le Bellec, coscénariste du polar 22, propose avec Les enquêtes du commissaire Crassoulet une série policière où l’humour est roi. Le commissaire Crassoulet n’est pas un policier comme les autres. Loin de là. Maladroit, fainéant et incompétent, il n’a strictement aucun talent si ce n’est de faire rire ses lecteurs. Et c’est déjà pas mal. Olivier Le Bellec enchaine les gags et les situations absurdes tout au long des 46 pages que constitue l’album. S’il n’est pas toujours évident de garder une constance, Olivier Le Bellec s’en tire avec les honneurs et parvient à se renouveler à chaque gag.

Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt
Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt
Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt
Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt
Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt
Preview, Les enquêtes du commissaire Crassoulet, Vincent Odin, Olivier Le BEllec, Delcourt

Graphiquement, le travail à l’aquarelle de Vincent Odin est superbe. Son trait est dynamique et efficace, et ses personnages aux allures d’animaux sont très attachants et éminemment sympathiques. La mise en couleur à l’aquarelle apporte beaucoup de lumière et forme un joli contraste avec l’ambiance polar… même si elle est dans une veine humoristique.

Drôle, efficace et superbement mise en images, Les enquêtes du commissaire Crassoulet est une BD très agréable qui en fera rire plus d’un !

 

Les enquêtes du commissaire Crassoulet
46 pages
Olivier Le Bellec – Vincent Odin
Editions Delcourt
Parution : 7 septembre 2016

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